Comment un livre peut changer votre vie ou  » L’archétype de la femme sauvage  » de Clarissa Pinkola Estes .

J’accorde énormément d’importance aux livres . Une histoire bien racontée peut changer la vie d’une personne à tout jamais . C’est l’exemple même de ce qu’il s’est passé quand j’ai commencé la lecture de ce pavé qui est devenu ma bible ( 709 pages, faut le mériter ) .

Plus efficace qu’un psy et beaucoup moins cher ( 8€50 @ Fnac & autres librairies ) , j’ai été surprise à chaque fois que j’ai pu l’ouvrir par l’intensité d’écriture de l’auteur et admirative devant sa capacité à mettre des mots sur des choses, des sentiments que je ressens sans jamais avoir pu en déceler l’origine . C’est ce genre bouquin flippant mais super addictif ou tu traverses une phase, une réflexion spéciale et quand tu l’ouvres au hasard, le chapitre parle exactement de ce que tu as dans la tête .

 

Clarrisa Pinkola Estes est une femme de 70 ans ,conteuse et psychanalyste qui a parcouru le monde pour propager et renforcer son savoir sur l’archétype de la femme sauvage . C’est une vraie Wowman, à mes yeux elle incarne la douceur, la sagesse, la beauté des histoires passées et la fragilité des attentes futures .

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C.P.E

Dans ce livre elle parle essentiellement de cette nature instinctive que nous avons en nous, de ce sixième sens et de cette société, la notre, qui nous pousse à être celles que nous ne sommes pas .

Quelque part c’est apaisant et rassurant de se dire qu’en tant que Femme, on navigue toutes sur le même océan en matière d’épreuves .

AVANT-PROPOS .

«  Nous éprouvons toutes un ardent désir, une nostalgie du sauvage . Dans notre cadre culturel, il existe peu d’antidotes autorisés à cette brûlante aspiration . On nous a appris à en avoir honte . Nous avons laissé pousser nos cheveux et nous en sommes servies pour dissimuler nos sentiments, mais l’ombre de la Femme Sauvage se profile derrière nous, au long de nos jours et de nos nuits . Où que nous soyons, indéniablement, l’ombre qui trotte derrière nous marche à quatre pattes «

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Couverture du livre

Elle parle beaucoup de l’importance de la transmission de savoir entre les générations, entre les mères et leurs filles concernant l’expérience et les étapes de la vie, qu’elle compare fréquemment à une jungle et une foret, illustrées par des contes de fées de tout continents . Au fil des pages on entame un voyage introspectif assez puissant et ça prend du temps .

Moi je l’ai lu en 14 mois, entre les déclics, les révélations et prises de conscience que provoque chacun de ses chapitres, on a parfois besoin de faire une pause pour assimiler ces leçons . C’est une sorte de Into The Wild & 7 ans au Tibet de l’esprit .

Depuis, je suis tellement plus sereine, patiente et réfléchie ( Oui je sais, on dirait vraiment pas, mais je vous assure que j’ai vu la différence entre avant et après ) . J’ai pu me délester de poids et d’énergies négatives qui m’empêchaient de me révéler à moi même, d’évoluer et de réaliser mes rêves . Certains des propos de cette écrivain sont devenus mes valeurs et mes principes .
Elle m’a inculquée, indirectement, un savoir et une conscience de mon Genre : La Femme, qui resteront à jamais ancrés à mon attitude et à ma vision de l’être humain .
En bref, ces quelques centaines de pages aident à mieux vivre, pas à survivre, et à respirer plus librement .

Mes passages préférés :

 » Il est bon, il est nécessaire que les femmes affirment le droit à rentrer chez soi . Chez soi c’est un état d’humeur ou une impression qui nous permet d’éprouver de manière soutenue des sentiments que l’on ne peut pas toujours éprouvés de la sorte dans la vie courante : l’émerveillement, la vision , la paix, l’absence de soucis et de demandes à notre égard … Ce chez soi c’est la vie instinctuelle qui fonctionne de manière parfaitement huilée, où tout est à sa place, où chaque bruit à raison d’être, où la lumière est bonne et où les odeurs nous calment au lieu de nous alarmer, c’est cela chez soi .  »

 » Donc, plutôt que d’essayer de ‘ bien nous tenir ‘ et de ne pas ressentir notre rage, ou encore de nous en servir pour réduire en cendres tout ce qui vit à cent kilomètres à la ronde, mieux vaut inviter d’abords la fureur à prendre une tasse de thé et à bavarder un peu, de façon à découvrir ce qui nous a valu sa visite . Au début, la rage se comporte comme le mari furieux de l’histoire . Elle ne veut ni parler, ni manger, elle a juste envie qu’on la laisse tranquille . C’est à ce moment critique que nous devons faire appel à la guérisseuse, notre soi le plus avisé, nos meilleures ressources pour y voir clair au-delà de l’irritation, de l’exaspération du moi . La guérisseuse est toujours clairvoyante, elle voit loin . C’est elle qui peut nous dire quel bénéfice tirer de l’exploration de cette vague émotive .  »

 » La Femme Sauvage nous soutiendra pendant le temps de la peine . Elle est le soi instinctuel . Elle peut supporter nos cris, nos gémissements, notre envie de mourir sans mourir . Elle appliquera des remèdes là où ça fait le plus mal . Elle nous chuchotera à l’oreille, elle aura mal pour nous et elle le supportera sans s’enfuir . Certes, nous aurons des cicatrices en grand nombre, mais il est bon de se souvenir qu’en terme d’élasticité et de résistance à la pression, la cicatrice est supérieure à la peau .  »

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En général je conseille de commencer par  » L’archétype de la Femme sauvage  » qui pose vraiment les bases de son langage et de sa matrice, par la suite et au choix :

– Libérez la femme puissante ( Je viens de le finir, Gosh il est aussi monstrueux que le premier, cette femme n’arrêtera donc jamais de rendre meilleure la vie des spécimens de mon genre )
– Le don de l’histoire
– le jardinier de l’eden
– la danse des grands-mères

Duchesca .