C’est à dire chelou, certes, mais heureuse . J’ai buté sur le titre de l’article pendant plus de deux jours parce qu’en fait, il n’y pas vraiment eu de jour J mais une succession de déclics et d’expériences, disons qu’employer cette expression me permet surtout d’inscrire dans l’espace temps ce tournant décisif de ma vie, pour pouvoir regarder en arrière et me dire “ okay girl, est ce que la mise à jour a été vraiment efficace ou tu t’es fait spamer le cerveau parce que t’as encore oublié l’anti virus ? “ ( oui je me pose ce genre de question, pour de vrai, en faisant des “ aaaaannnh j’aurais pas aimé “ , la go s’auto-clash ) .

D’une manière ou d’une autre, on recherche tous l’approbation des autres . C’est évident, la reconnaissance humaine à travers le biais professionnel, amoureux et amical est le meilleur des carburants pour notre moteur mais je pense malgré tout qu’il n’y a rien de plus stimulant que la satisfaction personnelle de se sentir en accord avec soi-même au jour le jour ( même si à mon avis il n’y a que le Dalaï-lama qui y arrive, mp si t’as une preuve du contraire ) .

Le jour ou j’ai décidé d’être moi même j’ai accepté mes moments de faiblesse, mes défauts, mes colères, mon passé, mes erreurs .
Ça m’a rendu plus tolérante vis à vis des humains en général, on ne peut pas attendre des autres qu’ils devinent ce que l’on pense et ce que l’on traverse, de même que l’on ne sait pas quelles terres houleuses ils ont du sillonner pour se trouver face à nous aujourd’hui et à quel prix . En devenant plus indulgente avec soi on devient plus indulgente avec nos semblables et réciproquement, le pardon est alors plus accessible et d’autant plus libérateur . Ce n’est pas grave de tomber, il faut s’y résoudre et ne pas gâcher son énergie à lutter contre, c’est une fatalité on tombe tous, l’essentiel est d’apprendre à se relever de plus en plus vite et puis c’est comme pour tout, la première fois ça pique un peu mais par la suite on a au moins l’avantage de savoir à quoi à s’attendre . La patience et la communication sur le long terme sont deux éléments clés qui m’ont permis de garder à mes côtés des êtres exceptionnelles qui rendent mon monde meilleur et magique . Ces personnes m’ont aidé à aimer et à apprécier mes défauts, à travailler sur certains de mes aspects caractérielles qui me mettaient des bâtons dans les roues, ils ne m’ont pas changé, ils ont orienté ma personnalité dans une direction moins à l’ouest de la réalité . Je suis et serai toujours imparfaite, c’est ce qui fait ma force, l’acceptation de tous nos défauts en eux-mêmes constitue notre plus grande qualité .

Le jour où j’ai décidé d’être moi même j’ai admis que les autres n’ont pas à savoir automatiquement ce que j’ai dans la tête et de quoi je suis capable, l’étincelle dans mes yeux et la passion dans ma voix en disent assez long et justifient de ma présence . Ne dépensez pas bêtement votre énergie à essayer d’expliquer votre conception de la vie à des personnes qui ne comprennent même pas la moitié des mots qui sortent de votre bouche . Préservez vous . Apprenez à reconnaitre votre égal, vos frères d’armes .
Le seul esprit que je dois convaincre de mon aptitude à réaliser mes rêves est le mien, nul autre . Et si le premier jour du reste de notre vie coïncidait avec le moment ou l’on ne ressent plus que le besoin de s’affirmer face à soi-même ? C’est une des clés pour le détachement quant au regard des autres et en particulier pour le détachement tout court . Le lâcher prise . De cette manière j’ai assimilé que la seule chose que l’on peut et doit contrôler, c’est son esprit, le reste nous échappe complètement, et c’est mieux comme ça .

Le jour ou j’ai décidé d’être moi même, c’est à dire passionnée, entière, hyper sensible, perchée, impulsive, spontanée et décomplexée, je me suis risquée à entreprendre des voyages au bout du monde, j’ai localisé ma zone de confort et m’en suis éloignée loin, très très loin, je suis allée chercher mes démons intérieur pour faire la paix ( et leur casser un peu la gueule avant ), j’ai réalisé que j’avais bien trop de vies à vivre en une seule et que je ferais bien de commencer le plus tôt possible à exploiter le talent de toutes celles qui vivent dans ma tête ( bonsoir, je ne suis pas folle vous savez ), je me suis surpassée en pratiquant des sports extrêmes en tout genre ( La mort 0 – Juliette 1 ), j’ai aimé, ris et dansé davantage, j’ai arrêté de me poser des questions inutiles sur un futur que je ne maitrise pas et sur des gens que je n’apprécie pas particulièrement, j’ai souri à tous ceux qui ont croisé mon chemin ( je l’ai fait pour la sensation que ça me procure et non dans l’attente d’un retour, néanmoins, je ne me suis jamais autant mangé de crampes sur une période aussi réduite, anyway ) .

Voici une part de moi même, une de celles que je préfère parce que cet aspect de ma personne est libre, libre de faire, dire et danser comme il veut, libre de devenir meilleur sans avoir à marcher sur qui que ce soit, libre d’expérimenter ce qu’il juge nécessaire au développement et au renforcement de mon art, libre d’être et de renaitre :

Burtrow X Duchesca from Duchesca on Vimeo.

Juliettement vôtre,

Duchesca .